La Pléiade Obsidienne

La Pléiade Obsidienne | Guilde RP sur La Confrérie du Thorium | World Of Warcraft
 
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 Sankhya

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Sankhya
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MessageSujet: Sankhya   Dim 25 Juin - 20:21

Salutation à vous tous, je me nomme Sankhya, et si je me tourne vers vous aujourd’hui, c’est parce que l’on m’a dit que vous seriez peut être en mesure de m’aider, ou du moins de m’aiguiller dans mes recherches. Je suis, en effet, à la poursuite d’un Tauren capable des pires atrocités possibles.

Mais laissez moi tout d’abord vous conter mon histoire, à vous de juger par la suite de sa valeur.



Je suis né dans un paisible village, aussi magnifique que petit, situé aux confins d’une forêt dans Moonglade. Son nom? Peu importe de toute façon il ne vous dirait rien, cela fait maintenant des années qu’il n’existe plus.

Ce village avait la particularité de ne compter que deux classes. Il y avait d’un côté les hommes, tous de puissants druides, et d’un autre côté les femmes, spécialisées dans le chamanisme.

Mon enfance ne fut qu’affection, joie et amour. Je ne sais pour quelles raisons exactement, mais les villageois me considéraient comme l’enfant des dieux. Ils percevaient en moi une lumière qui me rendait si particulier. Il est vrai que, dès mon plus jeune âge, je fis preuves de grands pouvoirs. Encore dans ma première année, j’étais déjà capable de créer des sorts de soin. A deux ans, j’étais en mesure de ramener à la vie de petits animaux. Chaque jour je faisais preuve d’un nouveau don, qui ne faisait qu’accroître l’adoration qu’on me vouait.

Alors que mon père était spécialisé dans le combat sauvage, moi on me voyait déjà comme un grand guérisseur, à l’instar de ma mère qui était elle spécialisée dans la restauration. Mais contrairement à tous les autres villageois, mes capacités ne se limitaient pas à une seule spécialisation. J’avais cette facilité à tout apprendre, à tout comprendre et à tout reproduire de moi-même rien qu’en regardant mes aînés faire.

Cependant, il y avait une chose qui m’intriguait ; à chaque fois que j’apprenais une nouvelle capacité, les villageois me congratulaient, comme si je venais d’accomplir un exploit. Cela me rendait fou de joie, mais en même temps, je ne percevais pas d’étonnement, comme ci cela était naturel. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’ils savaient quelque chose à mon sujet dont ils refusaient de me faire part. A chaque fois que j’abordais le sujet avec ma mère, elle trouvait toujours un moyen de détourner la conversation avec subtilité.

Il y avait également ce phénomène qui se produisait certaines nuits dans mes rêves, que je ne comprenais pas. C’était comme si je voyais dans les yeux d’une autre personne, comme si j’étais connecté avec quelqu’un. Ce que je ressentais et pouvais voir dans ces moments là étaient très perturbant, déstabilisant. Tantôt j’étais alité souffrant, faiblissant ; tantôt je voyais des enfants rires avec méchanceté, entendant raisonner dans ma tête des sanglots. Mais il y avait ces fois où je sentais monter en moi une colère et une haine d’une telle puissance que je me réveillai avec effroi, les larmes ne pouvant s’arrêter de couler le long de mes joues.
Je me souviens d’une nuit - je devais avoir dans les six ans - je fis le plus effroyable des rêves. Il y avait ces enfants, cet enfant et cette chose d’une noirceur indéfinissable qui semblait s’éveillait petit à petit, et enfin ce rouge, partout ce rouge… Je ne savais pas si cette scène était réelle, et si elle était, était-ce une scène du passé, actuelle ou à venir. En tout cas durant mon sommeil, il se produisit une chose encore plus étrange. Comme pour répondre à l’éveil de cette force malfaisante, je sentis s’éveiller en moi une douce lumière qui semblait me protéger de cette vision, m’évitant de sombrer dans la folie. Lorsque je me réveillai et que je vis la manifestation de cette lumière émanée de mon corps, j’eu la certitude qu’il y avait quelque chose de divin en moi et que cette chose était en rapport avec cette force de mon rêve.

Mes parents ne furent jamais au courant de tout cela, je ne voulais pas les inquiéter et surtout j’avais peur de ce qu’ils penseraient.

Heureusement pour moi dans ces moments là, j’avais Mâyâ, la fille des voisins, la seule à qui j’avais pu faire part de ces cauchemars. Elle était d’une telle douceur et d’une telle tendresse qu’elle apaisait toujours mes peurs et mes craintes. Je ne sais pas si on pouvait parler d’amour à cet âge là, mais ce qui est sûr c’est qu’on éprouvait l’un pour l’autre une énorme affection.
Mâyâ était très complexée par ses pouvoirs de chaman. Elle avait grande difficulté à apprendre, et le fait d’être la fille de la plus puissante des chamanes du village n’arrangeait pas les choses. En revanche, elle su très jeune se transformer en léopard ; elle prenait un véritable plaisir à jouer dans les plaines avec les animaux avoisinant.
Elle ne comprenait pas pourquoi je lui vouais une telle attention, alors qu’elle n’était pas capable de réussir le moindre sort - moi c’était justement ce manque d’assurance qui la rendait si attendrissante à mes yeux.

Mais les choses prirent une tournure dramatique, ou plutôt chaotique, un soir de ma onzième année. J’étais sorti en forêt pour affiner mes talents et éventuellement apprendre de nouvelles métamorphoses. Je pensais également trouver quelque chose à offrir à Mâyâ, son anniversaire approchant. Lorsque que j’eus un très mauvais pressentiment. Je connaissais cette sensation, je l’avais déjà ressenti auparavant, mais quand ? Je me retournai en direction du village et, alors qu’il ne faisait pas encore nuit, je vis d’énormes nuages noirs couvrirent le village tout entier. Le temps que de me métamorphoser en guépard et je couru le plus vite possible.

Malheureusement j’arrivai trop tard, le village fut entièrement dévasté, il n’y avait plus rien de vivant, du moins me semblait-il. Les corps jonchaient le sol de toute part, un véritable massacre! Qui avait bien pu faire ça? Un village si paisible qui n’avait jamais fait de mal à personne…
Je cherchai dans les corps, ceux de mes parents, et je fini pas trouver celui de ma mère… Elle… Elle… était encore en vie.


« Mère ! Mère ! Dieu merci, vous êtes encore en vie ! Dites moi ce qu’il s’est passé ! »

« Mort… Il devrait… mort ! »

« De quoi ? De qui parlez vous ? »

« Pardonne…. Pardonne moi... mon enfant… Pardonne nous…. »

« Je ne comprend pas ce que vous voulez dire. »

« Pardonne nous de t’avoir… caché la vérité… »

« La vérité ? Quelle vérité ? »

« A ta naissance… tu n’étais… seul… un autre… »

« Je ne comprend pas. Attendez je vais vous soigner, vous m’expliquerez tout une fois rétablie. »

« …»

« Mère ? »

« … »

« Mère ?

« … »

« MEEEERE ? »

« … »

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!! »



J’eus beaux utilisé tout mes sorts de soin et de résurrection… elle ne rouvrit plus jamais les yeux.

A quoi bon avoir toutes ces facultés, tout ce pouvoir si finalement il ne me sert à rien, si je ne peux sauver ma famille, mes amis.

Quelques instants après je vu une forme se mouvoir non loin de l’endroit où reposait le corps de ma mère. Je m’approchai et… Ô mon Dieu, c’était Mâyâ. Ma douce Mâyâ avait survécu ! Mais je ne comprenais pas ! Pourquoi était-elle toujours sous la forme du léopard ? Enfin, elle, je pus la soigner. Ma capacité à communiquer avec les animaux n’était pas très développée, mais elle tenta de m’expliquer ce qui s’était produit, du moins ce qu’elle avait vu.
Elle m’expliqua qu’alors qu’elle était en train de se promener non loin du village, comme elle aimait si souvent le faire, elle entendit des cris provenant du village. Elle se précipita pour voir ce qu’il en était, et quand elle arriva sur place elle découvrit l’horreur ; les habitants couraient dans tous les sens, essayant de fuir. Au milieu de la scène, se trouvait une sorte d’immense masse noire, ressemblant à de la fumée, qui au fur et à mesure qu’elle « absorbait » ses victimes, les relâchait complètement lacérées.
Elle m’expliqua ensuite que terrifiée par ce qu’elle voyait, elle fut incapable de s’enfuir, qu’elle resta pétrifier à regarder la scène. Et lorsque la chose eut fini sont carnage, elle fixa Mâyâ de loin. Et à ce moment elle s’aperçu de la présence d’une autre forme à l’intérieur ; la forme d’un jeune Tauren, pas plus âgé qu’elle ne l’était, et d’une constitution des plus faible. Tout d’un coup la forme noirâtre se mit à foncer à grande allure vers elle, elle eut juste le temps de se métamorphoser pour s’enfuir. La fumée noire la traversa sans la blessée et fila dans le ténèbre des bois. Mâyâ s’évanouît et lorsque qu’elle reprît connaissance elle n’était plus en mesure de revenir à la normale.




Après avoir enterré tout le village, je pris le temps de repenser à ce que m’avait dit ma mère juste avant de s’éteindre. « Ainsi donc j’ai un frère jumeaux… » et je compris… cet enfant que je voyait dans mes rêves, c’était donc lui, et la personne responsable de la dévastation du village, ce serait également lui ?

Il me fallait des réponses, mais j’étais encore trop jeune et trop immature pour les obtenir. Je devais donc m’entraîner, m’endurcir, le cocon dans lequel j’avais été élevé ne m’avais pas préparé à ce genre de chose.

C’est en compagnie de Mâyâ, maintenant transformé en léopard, que je quittai mon village.

Afin de survivre dans des environnements plus hostile les uns que les autres, je me suis mis à développer des capacités de chasseur, oubliant petit à petit tous les talents de druide qui me semblait pourtant innés plus jeune. La situation m’obligea également à tuer ces animaux que j’aimais tant, leur viande nous permettant de nous nourrir et leur peau de nous vêtir.

Désormais je suis un chasseur aguerri, n’ayant retenu de l’époque où j’étais druide que quelques bases de soins. Mâyâ a développé des capacités de combattante et c’est maintenant ensemble que nous recherchons cet être que je ne peux appeler « frère », pour venger mon village et lever cette malédiction qui pèse sur Mâyâ.





Vous connaissez désormais toute mon histoire.

J’espère pouvoir trouver de l’aide auprès de votre groupe

Amicalement,

Sankhya


[HRP]

Sankhya est mon deuxième personnage dans Wow, du moins second perso dont j'ai l'intention de faire évoluer. Je ne suis pas un grand joueur de MMORPG. Wow est le premier auquel je joue (je m'étais avant essayé sur des MMORPG gratuit du genre de conquer, mais sans accroché vraiment).

Sinon j'ai 25 ans et j'habite dans l'essonne pas loin d'évry.
Je joue quasiment tous les soirs et beaucoup le week end...

Voilà j'espère que ce BG vous plaira, c'est le deuxième que j'écrit et ce n'est pas un style dans lequel j'excelle (même si j'en suis plutôt satisfait)

J'espère à bientot dans le jeu


Dernière édition par le Dim 25 Juin - 22:01, édité 2 fois
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Kâarmah
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MessageSujet: Re: Sankhya   Dim 25 Juin - 20:29

*Kâarmah essuie une larme roulant le long de sa joue*

Comme ce passé est affreux, comme la douleur doit être grande. Et pourtant cette complicité avec Mâyâ est tellement emouvante, elle, femme, desormais animal... La Pléiade se doit d'aider ce jeune tauren et son amie à vaincre les démons de leur passé. Ensemble nous serons forts, ensemble nous vaincrons !


Que dire après un tel BG ? Imaginatif, très bien écrit, émouvant, saisissant de vérité... Bravo !

Et bienvenue je crois ^^

_________________
"J'ai le plus profond respect pour le mépris que j'ai des Hommes."
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Delivrance
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MessageSujet: Re: Sankhya   Dim 25 Juin - 21:34

BIENVENUE !
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Sankhya
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MessageSujet: Re: Sankhya   Ven 4 Mai - 2:24

Je me souviens de ce jour, le jour où je me suis adressé à vous pour la première fois. Ce jour là je vous avais fait part de ma détresse, de mon désarroi ; j’étais à la poursuite d’un être à l’âme si noir que la flore se mourrait à son passage, l’aura qu’il dégageait était si puissante qu’elle en était visible.

Mon destin fut lié à cet être lorsque sa route passa sur mon village. Tout le monde fut massacré, un véritable carnage, mais je ne reviendrais pas sur les détails…

Non, en fait, mon destin était lié avec lui bien avant cela, il l’était depuis ma naissance… Oui, ma mère, avant de mourir, m’avoua que j’avais un frère jumeau et semblait-il qu’il était responsable de tout ça. Malheureusement, elle mourut dans mes bras avant de m’en dire plus.

Je du prendre la route sans rien savoir de lui, sur les circonstances de notre naissance, sur celles qui ont fait de mon enfance, une enfance si particulière. C’était donc dans l’inconnu que j’avançais, ne sachant pas, au final, qui j’étais, où j’allais… Mais je n’étais pas seul, à mes côtés se trouvait Mâyâ, mon amie, ma meilleure amie, qui, bien qu’elle survécu au massacre, n’en ressorti pas indemne. En effet, elle se trouva condamner à rester sous sa forme animal, celle qu’elle affectionnait tant pour jouer avec la faune avoisinante. Je ne sais par quel sortilège, elle s’était retrouvée ainsi, mais c’était une des raisons qui me poussaient à retrouver ce « frère » responsable de tous nos malheurs.



* * *



Je me souviens de votre attention à mon récit et de votre compréhension face à mon histoire. Vous aviez accepté que je me joigne à vous, de m’aider dans mes recherches, et je vous remercie pour tout.


Mais depuis ce jour, il s’est passé tellement de choses que je ne vous ai jamais dit, auxquelles je ne vous ai apporté aucune réponse. Il est temps pour moi de me rattraper et de vous expliquer.



* * *



Tout d’abord, bon nombre d’entre vous ont du constater que Mâyâ n’était plus à mes côtés. Je n’ai pas tous les éléments de réponses moi-même, mais cela s’est produit une nuit, quelques semaines seulement après vous avoir rejoint.

Nous revenions d’une expédition à Fossoyeuse où nous avions entendu des rumeurs sur une personne correspondant à l’être que nous recherchions, où finalement nous n’avions rien trouvé. Las du voyage et arrivés à une journée de marche d’Ogrimmar, nous avions décidé de monter un feu de camp afin de passer la nuit et nous reposer.
Durant la nuit, j’entendis Mâyâ se lever et partir se balader dans les bois environnant. Je ne m’inquiétais pas, car elle faisait souvent cela la nuit. J’ai toujours pensé qu’elle faisait cela dans ses moments difficiles et qu’elle préférait s’éloigner pour m’éviter de la voir pleurer son malheur.
J’eu tout de même du mal à retrouver le sommeil, mais je m’assoupi avant son retour.

Le lendemain matin, elle n’était toujours pas là. Sur le coup, je pensai au pire, je me précipitai dans la direction qu’elle avait prise la veille… Au bout d’un certain temps de recherches infructueuses, je revins au campement et c’est là que je vis le message qui avait été laissé…



« Mon cher Sankhya,


Tout d’abord, pardonne moi d’être parti sans te dire mot,
je pense que c’était la meilleure chose à faire.
Je ne suis pas sur que tu comprenne ma décision,
je ne sais même pas si tu la comprendras un jour,
mais je ne pouvais pas rester à tes côtés.
Cette nuit, il s’est passé quelque chose d’incroyable,
Une rencontre inopinée.
J’ai croisé le chemin de ton frère, j’ai su tout de suite que c’était lui,
vous avez exactement le même regard, la même tristesse sur le visage.
Je reconnu en lui la même force qui m’avait traversé des années auparavant
et j’eu tout d’abord très peur de ce face à face,
Mais en même temps, cette force semblait avoir changé,
toujours puissante, mais moins effrayante.
Lui, étrangement, semblait aussi me reconnaître
Après un temps d’étonnement, c’est la désolation qu’arborait son visage.
Il s’avait ce qu’il m’avait fait et était désolé pour ça.
Il s’approcha de moi et comme pour apaiser les souffrances d’un animal blessé,
il posa sa main sur ma tête. C’est là que se produisit la délivrance.
Au moment du contact, et après tant d’années passée dans ce corps,
je repris enfin ma forme originelle, j’étais enfin moi.
Il sembla aussi surpris que moi par ce qui c’était passé, mais il ne dit pas un mot.
Il me regarda d’un air de soulagement, puis se retourna et continua sa route.
Je ne sais pas ce qu’il lui est arrivé, je ne connais pas son passé,
mais le Tauren que j’avais face à moi cette nuit n’était plus celui que j’avais croisé auparavant.
Je ne peux me permettre de te demander de comprendre, de pardonner.
Je sais que ta rancœur à son encontre va bien au-delà de ce qu’était ma condition.
Et le fait que je sois redevenue comme avant ne règlera pas tout dans ton cœur.
Je sais aussi qu’une rencontre entre vous deux pourrait avoir des conséquences
importantes sur le monde environnant. Je l’ai bien senti à son contact.
Je ne veux pas me mettre entre vous deux.
Je ne veux pas être responsable d’un nouveau désastre.
C’est pour cela que je préfère m’en aller.
Je ne t’oublierais pas, tu seras toujours dans mes pensées et mon cœur
et lorsque tu auras trouvé les réponses que tu cherches et que tu les auras accepté,
à ce moment là, on pourra se retrouver.


Tendrement,


Mâyâ. »



Elle avait raison, je ne comprenais pas… Comment pouvait elle lui pardonner aussi rapidement tous ses actes ? Ne se souvient elle pas de ses parents, de tous nos amis qui ont péri cette nuit là ? A-t-elle oublié toutes ces années passées en forme animale ? Et toutes ces années à vivre en sauvage pour se nourrir et se vêtir, cela ne représente t-il plus rien pour elle ? Et surtout comment pouvait elle me laisser seul ? Qu’allais je devenir sans elle, moi qui l’aimais tant ?



* * *



Après cette nuit là où je me retrouvai seul, je m’éloignai de tout pendant un certain temps, j’avais perdu toute confiance, si Mâyâ avait pu m’abandonner, alors tout le monde en était capable, à qui pouvais je bien faire confiance ?


Quand un soir, après avoir absorbé, une fois de plus, bien plus d’alcool que mon corps pouvait en supporter, je fis une rencontre des plus étrange. Je me trouvais non loin de Cabestan et je tombai sur un lion, un lion d’un pelage si noir, il était magnifique, je n’avais encore jamais vu un tel animal. Il s’approcha de moi, je cru que mon heure était arrivé, mon état ne me permettant pas de riposter. Il s’arrêta devant moi, me regarda un long moment dans les yeux, comme s’il essayait de scruter mon âme. Puis j’entendis une voix raisonnée dans ma tête. Il s’agissait du lion qui me parlait. Il ne parlait pas vraiment, mais il communiquait avec moi de la même façon que je le faisais avec Mâyâ. Je ne me souviens pas de ce qu’il me dit à ce moment là, mais ce fut une expérience très troublante, l’effet de l’alcool n’arrangeant pas les choses. Je m’endormis quelques instants après et le lendemain en me réveillant, la bête était toujours là, allongée non loin de moi.


Je me levai pour reprendre ma route, le lion m’entendit et décida de me suivre.
Je ne sais pas ce qu’il avait vu dans mon âme pour qu’il décide de me suivre, mais après tout je m’en fichais, qu’il fasse comme bon lui semblait…

Par la suite, je m’habituai à sa présence et acceptai de faire la route à deux, c’était toujours mieux que seul. Il ne m’expliqua jamais les raisons de son choix et ne me parla jamais de son passé. J’avais l’impression qu’il se reconnaissait en moi, du moins une partie, peut être avions nous vécu des choses similaires et qu’il le sentait.
La seule chose qu’il accepta de me dire de lui fut son nom, Narasimha, ce qui me fit sourire, car dans le langage de ma tribu, cela signifiait l’Homme-Lion.



Il s’agissait toutefois d’un animal assez solitaire et il lui arrivait fréquemment de partir et de revenir, des jours, voir des semaines plus tard.

Pour combler son absence pendant ces moments là, je décidai d’apprivoiser un nouvel animal. Je choisi pour l’occasion un animal qui serait le total inverse de Nara, comme j’aimais l’appeler et choisi un tigre blanc des terres enneigées du Berceau de l’Hiver, que j’appelai Mleka, signifiant « lait » dans un dialecte dont je ne me souviens plus le nom.



* * *



C’est en compagnie de ces deux félins que je me décidai à reprendre ma quête. Même si ce frère n’était plus le même qu’avant, même s’il n’était plus aussi malfaisant, il était toujours responsable de la mort de mon village et détenteur des réponses, du moins je l’espérais, que je recherchais.


Cependant, les mois passaient et je n’avais toujours aucun indice sur sa localisation où sur les lieux où il aurait pu passer. On aurait dit qu’il savait que j’étais à sa recherche, qu’il faisait tout pour ne laisser aucune trace derrière lui. Il serait donc au courant de mon existence… peut-être en saura t-il plus que moi alors ! Cela renforçait mon désire de le retrouver.


Mais mes efforts restaient infructueux… le temps passant, je ne savais même plus si je voulais tant le retrouver pour connaître mes origines ou pour me venger… Le sentiment de vengeance n’était plus aussi fort qu’avant et pourtant je voulais toujours le retrouver. Pourquoi ? J’étais incapable de répondre à cette question.



* * *



Voilà où j’en étais il y a encore quelques jours.

Vous vous demandez sûrement pourquoi tout d’un coup je me sent l’envie de vous raconter tout ça…

Et bien cela est du à un évènement qui s’est produit il y a deux, trois nuits.

Je vous avais raconté la première fois que lorsque j’étais enfant, il m’arrivait souvent, pour me protéger de mes cauchemars qui étaient d’une extrême violence, qu’une lumière d’une grande blancheur enveloppait mon corps. Et bien ce phénomène se reproduisit il y a peu, juste après être arrivé en Outreterre. Mais cette fois, un être fit son apparition devant moi. Un être sans forme descriptible, duquel émanait une aura douce et éclatante. C’est alors qu’il me dit d’une voix haute et surnaturelle :


« Le temps de l’égarement est fini Sankhya ! Il est temps pour toi de reprendre la voie que nous avions défini pour toi. Tu es né dans un but précis et il est temps que ce but soit atteint.
La rancœur qui avait emplit ton esprit nous avait éloigné de toi, maintenant que celle-ci s’est amenuisée, nous pouvons de nouveau interagir avec toi, enfin, car le temps presse. La Légion Ardente se fait de plus en plus menaçante et nous avons besoin de toi.

Nous savons que tu as encore plein d’incertitudes sur ton existence. Sache que ta mère avait été choisi pour être la porteuse de l’espoir d’A’dal, Cependant, la lumière appelle irrémédiablement l’obscurité, de ce fait nous ne pouvions empêcher la naissance de ton alter ego. Les ténèbres, qui le possédaient à sa naissance, étaient visiblement plus puissantes que nous l’avion imaginé et nous n’avons pu éviter ce qu’il se produisit à ton village.

Désormais ton alter ego n’est plus une menace pour notre monde, ne t’inquiète plus pour ça, tu dois maintenant te concentrer pour une seule chose, celle pour laquelle tu as vu le jour.
Il est temps de reprendre le bon chemin.

Nous t’avions doté à la naissance de grands dons, qui faisaient de toi un être exceptionnel et largement supérieur à tes semblables. Malheureusement, durant ton égarement, tu as également oublié tous ces pouvoirs dont tu disposais.
Je vais dès maintenant te redonner une partie de ces pouvoirs qui t’avaient été offerts et qui te seront nécessaire pour mener à bien ta destinée.
Pour le reste tu devras te perfectionner tout seul et pour cela tu devras retourner sur Azeroth où tu pourras réapprendre ce que tu as oublié.

As-tu bien compris tout ce que nous venons de dire ? »



J’étais fasciné par ce que je voyais et déboussolé par ce que j’entendais, je voulais en savoir plus, poser toutes les questions qui défilaient dans ma tête, mais j’en étais incapable. Je ne pu que faire un signe affirmatif de la tête


« Bien. Nous allons maintenant te dire ce que nous attendons de toi.

Comme nous l’avons dit plus haut, la Légion Ardente est plus dangereuse que jamais et nous devons agir contre elle au plus vite, avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela nous avons besoin d’une grande armée forte et puissante, et les querelles émergeantes entre la Horde et l’Alliance ne sont pas pour arranger les choses. Il faut que cela s’arrête.

Il faut donc pour cela quelqu’un qui apaisera les tensions entre les deux factions et fasse entendre la voix de l’unicité.

Cette personne ce sera toi Sankhya. Ce sera à toi de trouver la solution permettant à la Horde et à l’Alliance de s’entendre pour combattre la Légion Ardente. T’en sens tu capable ? »



Sans trop savoir ce qu’il m’attendait réellement et ce que j’aurais à faire exactement, je fis un léger signe de la tête.


L’être lumineux sorti encore quelques mots, puis il m’enveloppa dans une intense lumière blanche. Lorsque la lumière redevint normal, je me retrouvai au Mulgore, tout au sud des Pitons du Tonnerre. Là un maître des druides semblait être au courant et m’interpella.


Aujourd’hui, je réapprend tous ces sorts qui m’étaient si naturels enfants…
Je comprends enfin ce que voulait dire Mâyâ dans sa lettre et il me tarde désormais de la revoir, d’être de nouveau à ses côtés.



* * *



Voilà les derniers évènements qui ont lieu me concernant et vous comprenez désormais le besoin que j’avais de vous en faire part.


Je ne sais ce que vous en pensez, je ne sais quels vont être les évènements par la suite. Finalement j’avance toujours dans l’inconnu, mais bizarrement, à l’instant présent, je me sens…bien.
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Sankhya
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