La Pléiade Obsidienne

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 Quelques pages d'un journal.

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Esmahen



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Age : 36
Date d'inscription : 11/02/2007

MessageSujet: Quelques pages d'un journal.   Mer 25 Avr - 18:12

Ceci est un extrait de journal. Vous pouvez considérer chaque paragraphe comme un moment de mon histoire des dix derniers mois. Il se passe parfois des semaines entières entre chacun.

Un grand bruit de fracas d'eau. Un choc violent. Je me souviens de milliers de bulles remontant vers la surface...de drôles d'animaux m'observant...et ce module de métal encore rougeoyant comme si il venait d'être forgé, coulant vers les eaux noires. Je me souviens d'être restée de longues minutes à observer le bleu de l'eau, mes cheveux passant obstruant mes yeux lentement. Je me souviens de cette main plongeant vers moi et agrippant les lambeaux de mes vêtements à l'aide de longs doigts fin à la peau sans défaut.

Ensuite il y a eu cette cabane pas loin de la mer. Je me souviens du bruit des vagues. A côté de moi une paillasse, quelques vêtements en pilots, un chiffon humide. Et cette elfe m'observant assise dans l'un des coins de l'habitation. Elle sortit une tranche de pain, quelque chose s'apparentant à de la viande et de l'eau. Elle le tendait de manière significative vers moi. Je l'ai pris pour lui faire plaisir mais jamais je ne l'ai mangé. Je n'avais ni faim ni soif. Et j'attendais à chaque fois qu'elle parte pour enterrer la nourriture et jeter l'eau sur le sol. Je me souviens de l'Exodar, je me souviens visuellement de ses couloirs, de ses halls immenses et de certains coins sombres. Mais pas d'avoir déjà eu faim ou soif.

Lorsque mon elfe s'éloigne je me risque à sortir contrairement à ce qu'elle m'a fait comprendre. Et je marche jusqu'au village voisin. J'observe les marchands, les hommes et les femmes, cette population cosmopolite comme ces êtres plus petits et aux oreilles moins longues. Ils ne m'inspirent guère confiance. Ils parlent fort, piétinent, menacent. Il y a aussi des êtres encore plus petits. De dos ils me font penser à des enfants mais de face ils ont des visages matures et participent aux activités des adultes. Je ne me souviens pas de mon enfance et en voyant jouer les petits elfes, j'envie les histoires qu'ils se créent maintenant et se raconteront plus tard.

Mon elfe m'apprend un langage. Elle dessine sur une feuille des objets puis prononce le mot. Et je répète. Puis elle m'apporte des livres. Un alphabet. Une semaine après le début de mes leçons elle est tombée dans les pommes. Sûrement parce que je l'ai accueilli dans un langage soutenu dont elle croyait seule avoir le secret. J'apprends vite. Si je ne devais garder qu'un seul mot ce serait celui ci : « unique ». Elle ne cesse de me le répéter. Si elle me cache c'est parce que les gens ne sont pas prêts. Il fallait que je sois discrète. Et quand je voulais lui parler de moi, de mes origines elle trouvait un prétexte pour partir où changeait de conversation. Plus tard me disait elle.

Elle m'emmène désormais dans la forêt. Elle aimerait me transmettre sa passion. Elle possède un loup au pelage noir et dense. Il obéit au doigt et à l'oeil et à deux ils sont les maîtres de la forêt. Elle manie l'arc avec dextérité et chasse seulement ce dont elle a besoin pour vivre. Elle concocte ensuite des repas très copieux qui font la joie de son loup. Des qu'elle tourne le dos j'envoie ce que je peux de nourriture. A ce rythme là il ne pourra chasser que les tortues par ma faute.

Mon Elfe m'a surpris en train de donner à manger au loup. J'ai vu ses yeux se



remplir de larmes. Je ne veux pas qu'elle croie que je suis ingrate.
J'ai attrapé un morceau de tarte et je l'ai mangé en un seul morceau. Je suis tombée malade. Gravement je crois car je ne pouvais plus bouger les membres. De temps en temps je levais un bras puis il retombait. Mon elfe plaçait un chiffon humide sur mon front et m'observait inquiète. Je souriais et soutenait son regard. Je suis restée dix jours prostrée puis un matin, plus rien. J'ai craché une poudre orangée pendant plusieurs jours. Et je crois que j'en crache encore.

Mon elfe m'a dit que parfois la nuit je parlais. Comme si des personnes étaient présentes dans la pièce Elle ne pouvait pas me retranscrire ce que je disais car je parlais ma langue natale. Parmi mes rares souvenirs de l'Exodar, il y a ces nuits rompues par des cauchemars violents. Je vois mon corps couvert de blessures profondes faites à l'arme blanche et du sang couler abondamment de mes plaies. Je vois un regard vide et brillant dans l'obscurité, un sourire dévoilant des dents luisantes. Et lorsque je me réveille je cherche les cicatrices sans succès.

Mon elfe accepte de m'écouter désormais. D'une oreille distraite mais elle écoute quand même c'est le principal. Je lui parle de l'Exodar et de mes semblables mais surtout de mes cauchemars. Plus je raconte plus les souvenirs me reviennent.

L'exodar était un vaisseau immense. Une véritable ville flottante. Des champs étaient cultivés pour assurer la nourriture. L'énergie des soleils étaient canalisée et redistribuée dans tout le vaisseau assurant une température moyenne stable et de quoi alimenter la propulsion. Ils avaient même recréé une faune et une flore. Dans ce microcosme tout n'était pas rose cependant. Certains vivaient mal l'enfermement et devenait fous et violents. Certains se suicidaient. D'autres s'attaquaient à leur semblable. Les gardes sont toujours intervenus à temps évitant le pire mais le vaisseau était devenu moins sûr. Après nos séances d'instruction nous avions l'habitude de rentrer à pied. Nous montions aux niveaux supérieurs et observions la vie d'en haut, les elekks dans les pâturages, les forêts et le dôme ouvert sur l'infini. Lorsque durant le voyage le vaisseau s'éloignait des étoiles, l'intérieur était plongé dans une semi obscurité. L'énergie dont nous disposions se raréfiait et devait être prioritairement utilisée pour la propulsion. La magie compensait le manque de lumière mais faiblement. Et durant cette période les gens préféraient rester cloîtrés chez eux que tomber sur un déviant. Nous ne marchions plus et l'Elekk était devenu obligatoire. Nos familles, nobles, refusaient de nous voir traîner dans les rues.

Mon amie Relahk est morte pas loin de la salle des machines. Elle a été poignardée dix sept fois. Son corps a été retrouvé par les ouvriers de contrôle. Elle est morte parce qu'elle a voulu rentrer à pied. Deux semaines plus tard, une autre jeune Draenei fut tuée, encore plus sauvagement. Son corps meurtri fut retrouvé au milieu d'un champ par un paysan qui avait cru que ses pousses étaient déjà fleuries, il se rendit vite compte que le sang avait donné cette couleur trompeuse à ses plantes. Lorsqu'une troisième femme fut tuée, la panique s'empara du vaisseau : dénonciations, représailles aveugles. La garde royale avait fort à faire et la sagesse des anciens ne contenait pas la bêtise aveugle de certains. Cette partie de l'histoire de l'Exodar, peu de draeneis en parlent. Ils préfèrent se complaire dans un amour absolu des Naarus ou des idéaux d'immortalité... .






De mon côté je me remettais peu à peu de la mort de mon amie. C'est la personne que j'ai aimé le plus au monde. J'ai un ami guerrier elfe qui me demande pourquoi j'ai peur d'éprouver à nouveau ce genre de sentiment. Je préfère ne pas lui parler des raisons.

Mes parents, je ne me souviens plus vraiment d'eux. Je revoir mon père en colère quand il a découvert que je sortais très tard. Je revenais le soir sur les lieux du meurtre de mon amie. J'essayais de comprendre. Chaque assassinat s'était déroulé dans des endroits très sombres, éloignés des habitations. De plus, ces lieux étaient bruyants en permanence : souffleries, moteur. Le tueur choisissait toujours le moment idéal où l'absence de lumière se combinait avec l'impossibilité d'entendre les cris des victimes. Il prenait ensuite le temps de leur lacérer le visage.

Ce soir il y a eu une énorme explosion au nord de Darnassus. Le ciel est devenu blanc éclairant la grève de sable comme en plein jour. Un souffle prodigieux s'est abattu sur la côté suivi d'un son violent. Mon elfe a saisit son arc et s'est posté devant la cabane. Elle craint une attaque de la Horde. J'ai croisé un jour ce qu'ils appellent un Tauren. Il m'a observé lentement. Il aurait pu me couper en deux avec sa hache mais il a continué son chemin. Mon elfe n'en sait rien. Je n'ai pas envie qu'elle s'évanouisse encore une fois.

Le ciel est rouge depuis déjà une semaine. Les elfes s'organisent et préparent des bateaux chargés de provisions et d'eau potable. Des émissaires humains, nains et gnomes se présentent au port d'Auberdine. Nous avons changé de cabane. Je suis désormais dans une grotte contre la falaise. Je regrette de ne plus voir la mer. Les souvenirs continuent à affluer mais je ne peux parler à mon Elfe. Elle passe ses journées dans le port et ne revient que pour dormir. Je ne veux pas lui donner du souci en plus.

Le mot « unique » continue d'exister mais ne s'applique plus à moi. Mon elfe vient de croiser des gens de mon peuple et elle me propose de venir les voir. Je refuse et lui demande d'écouter la fin de mon histoire. Elle s'énerve, elle me fâche, me traite d'égoïste, je ne la reconnais plus. Les draeneis vivent désormais dans ces terres et se sont alliés aux humains. J'imagine déjà les conséquences.

L'exodar s'est donc bel et bien écrasé. Je panique. Il faut que j'aille voir discrètement. Si « Il » est encore vivant. Je demande à mon elfe de m'accompagner. Elle bougonne un moment puis sourit, enfin, selon elle, je vais dans le bon sens. Je lui demande juste une chose : qu'elle écoute la fin de mon histoire :
J'ai enquêté pendant des jours entiers sur les meurtres. Refaisant les itinéraires, croisant des déviants inquiétants. J'ai récupéré les plans de l'Exodar et passé des journées entières à le parcourir de long en large. Je crois que mon Elfe regrette de m'avoir donné des livres de contes. Elle me regarde d'un air dubitatif : qu'a t'elle encore inventé ?

Le tueur ne s'était attaqué à aucun noble encore. Mon amie était de bonne famille, la seconde victime travaillait à la propulsion et la troisième était une maman. Je fus la quatrième victime.







Je couche sur le papier mon cauchemar. Je revenais chez moi après une nuit d'enquête infructueuse. Je sautais par dessus les murs de l'enceinte royale. Mes parents avaient des fonctions diplomatiques importantes. Alors que je marchais sur le pavé qui menait à la cour royale je sentis une douleur subite dans le dos. Puis une deuxième encore plus violente au dessus. Mon corps était secoué de soubresauts tandis qu'on me poignardait dans l'obscurité. Je sentais le sang chaud couler sur mes jambes et un goût ferrugineux s'installer dans ma gorge. Je suis tombée à terre sur le ventre laissant mon dos en pâture et souhaitant que tout ceci finisse vite tellement je souffrais. Le tueur m'a ensuite saisi par les cheveux et tournée vers lui. Quand il a vu mon visage il a laissé tomber mon corps lourdement. Il a reconnu le bandeau violet que je porte et que l'on donne à la naissance aux enfants nobles. Il n'a pas lacéré mon visage au contraire il a passé sa main rugueuse sur mes joues. J'ai cru entendre un sanglot. Il est resté un moment à me regarder suffoquer. Il n'avait pas imaginé que l'Exodar passerait à ce moment là proche d'une étoile terminant la période de semi obscurité. La lumière éclaira les dalles opaques qui renvoyèrent la lumière vers son visage. Et avant de fermer les yeux je le vis. Tu le reconnaîtrais aujourd'hui demande mon Elfe ?
Non. J'ai le souvenir de le connaître. Je n'ai pas celui de son visage.

Lorsque j'ai ouvert les yeux à nouveaux nous étions en période de lumière. J'étais allongée sans douleur sur un lit. Un inconnu m'observait. J'entendais les voix de plusieurs personnes. Je me suis levée. A cet instant j'avais perdu une grande partie de ma mémoire. Quelques images se télescopaient dans ma tête. Le choc sans doute. Je tombais sur le sol. Le draenei m'aida à me relever. Il y eut soudain des cris et du bruit. Le draenei me pris avec lui et m'emmena en courant dans une salle. Il m'allongea dans une capsule et glissa un livre avec moi. Il fermait la porte me plongeant dans l'obscurité tandis que des gardes pénétraient dans la salle.

Je me suis réveillée ici. Mon elfe me dévisageait.

Nous ne sommes pas allées à l'Exodar ce soir là. Elle m'a emmenée voir une amie. Mon elfe m'a dit qu'elle saurait prendre soin de moi. Elle s'appelait Ezyad. Elle avait fondé la pléiade Draénienne qui a été ma famille d'accueil durant plusieurs mois. J'y ai rencontré tellement d'ami, Melom, Eolak, ils m'ont appris tant de choses et grâce à eux j'ai réappris à vivre. Nous avons bientôt quitté la forêt d'Astraanar pour vivre à Hurlevent. Je tâchais toujours d'éviter mes semblables ou je me promenais camouflée sous une cape. Nous avons eu des moments merveilleux et développé nos liens avec la Horde via la pléiade obsidienne et l'alliance mise en place. Et puis plus rien. Ezy et Melom ont disparu. Melom m'a envoyé une forte somme d'argent. Pas un mot, pas une lettre. Est il parti avec Ezy ? Je l'espère, il la protègera. Mon ami Eolak est parti à son tour après sa participation remarquée à l'ambassade de la ruelle. Je suis repartie à Auberdine à la recherche de mon Elfe. J'ai trouvé la grotte vide, la cabane abandonnée. J'étais seule. Je suis restée longtemps à errer dans les forêts. Je me suis approchée de l'Exodar. Il y avait il encore des personnes qui me connaissaient ? Et si toute cette histoire n'avait été que le fruit de mon imagination.

Je viens de courir plusieurs heures. Les gardes m'ont poursuivi...

A suivre…


( Voili voilou depuis le temps... j'ai laissé plein de zones d'ombres en espérant que ça crée pleins de petites histoires interfactions ! Les elfes de
sang auront un rôle très important pour la suite.... )
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